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	<title>l'Insomniaque &#187; vivre</title>
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	<description>Quand on souffre d'insomnie, on n'est jamais vraiment endormi et on n'est jamais vraiment éveillé.</description>
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		<title>L&#8217;insoutenable légèreté de l&#8217;être</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Aug 2008 23:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>njl</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align:justify;">« Dieu nous a surtout fait présent d&#8217;une sagesse ferme, mais simple et populaire, qui n&#8217;a rien de royal ni d&#8217;éclatant, et qui, sachant que la vie des hommes est sujette à un nombre infini de vicissitudes et de changements, ne nous permet, ni de nous glorifier des biens dont nous jouissons nous-mêmes, ni d&#8217;admirer dans les autres une félicité qui peut n&#8217;être que passagère et n&#8217;avoir rien de réel.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;avenir est pour chaque homme un tissu d&#8217;accidents tous divers qui ne peut être prévu. Celui-là nous paraît seul heureux de qui Dieu a continué la félicité jusqu&#8217;au dernier moment de sa vie; mais, pour celui qui vit encore, et qui flotte, au milieu des écueils, sur cette mer orageuse, son bonheur nous paraît aussi incertain et aussi mal assuré que la couronne pour celui qui combat encore et qui n&#8217;a pas encore vaincu. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Plus de deux millénaires après que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Solon" target="_blank">Solon</a> ait donné, selon la légende, cet avertissement à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9sus" target="_blank">Crésus</a> il m&#8217;apparaît que la sagesse de ce législateur athénien nous est encore aujourd&#8217;hui fort utile. N&#8217;en déplaise aux astrologues et aux tenants d&#8217;un déterminisme religieux de ce monde, notre vie est imprévisible. Rien n&#8217;est décidé à l&#8217;avance ou, comme le disait <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blaise_Pascal" target="_blank">Pascal</a>,  il n&#8217;est pas certain que tout soit certain. Il nous est, par conséquent, impossible de prédire quoique ce soit et d&#8217;extrapoler sur notre situation présente.</p>
<p style="text-align:justify;">Contrairement au proverbe allemand, une fois ne compte pas, une fois c&#8217;est jamais (<em>einmal ist keinmal</em>) &#8211; ne pouvoir vivre qu&#8217;une vie, c&#8217;est comme ne pas vivre du tout, et qui résume la réflexion métaphysique de Tomas, personnage principal du roman de Kundera, je crois que la beauté de la vie humaine réside dans le fait que l&#8217;on ne vit qu&#8217;une seule vie :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">« L&#8217;homme ne peut jamais savoir ce qu&#8217;il faut vouloir, car il n&#8217;a qu&#8217;une vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures. Il n&#8217;existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne, car il n&#8217;existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. » (Milan Kundera &#8211; <em>L&#8217;insoutenable légèreté de l&#8217;être</em>)</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Entre la légèreté et la pesanteur, qu’est-ce qui est positif? Parménide répondait que le léger est positif. Et je crois, aujourd&#8217;hui, qu&#8217;il avait raison.</p>
<p style="text-align:justify;">« L&#8217;insoutenable légèreté de l&#8217;être,  est-ce cela le but à atteindre? » Mais, lorsque rien n&#8217;est significatif et essentiel, la vie ne perd-elle pas ses repères et ne devient-elle pas insignifiante? Puisque l&#8217;on vit qu&#8217;une seule fois, ne risque-t-on pas de vivre sans souci de responsabilités? </p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;envisage l&#8217;insoutenable légèreté de l&#8217;être non pas comme une négation de toutes responsabilités, mais plutôt comme une expression signifiant que rien n&#8217;est joué à l&#8217;avance. Nous sommes les seuls responsables de nos choix, nous ne disposons de rien au départ et tout reste à faire.  C&#8217;est seulement lorsqu&#8217;une vie humaine est libérée de toute emprise déterministe, à l&#8217;instar des contraintes que l&#8217;on s&#8217;impose au quotidien et qui nous poussent à faire quelque chose par nécessité, que l&#8217;on peut vraiment trouver un sens à ce que l&#8217;on fait.</p>
<p style="text-align:justify;">Il faut envisager la vie dans toute sa légèreté, dans toute sa fugacité. Inspirons-nous des paroles de Tyler Durden dans le film <em>Fight Club</em> : nous ne sommes pas notre travail, nous ne sommes pas notre compte de banque, nous ne sommes pas l&#8217;image véhiculée par les publicitaires. Nous ne sommes rien.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est seulement lorsqu&#8217;aucun élément nous apparaît comme étant nécessaire  que nous pouvons appréhender le moment présent dans sa plénitude. C&#8217;est nous qui devons construire notre propre éthique de vie en fonction de la vision que nous avons de notre vie d&#8217;individu particulier. Je crois que la vie serait merveilleuse sans contrainte, sans barrière déterministe, sans principes rigides et sans notion que l&#8217;on jugerait comme éternellement vrai.</p>
<p style="text-align:justify;">Chacun d&#8217;entre vous a la possibilité d&#8217;envisager le devenir comme un vaste jardin dont la tâche de le cultiver vous appartient à vous et à vous seul. De ce vide ontologique, les possibilités futures sont incommensurables et inimaginables. L&#8217;unicité de l&#8217;existence et le fait que des hasards inexplicables nous percutent constamment nous font apprécier toutes les infimes particules de vie dont nous avons la certitude qu&#8217;elles ne reviendront jamais.  </p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">« Après son retour de Zurich à Prague, Tomas fut pris de malaise à l&#8217;idée que sa rencontre avec Tereza avait été le résultat de six improbables hasards. Mais, un événement n&#8217;est-il pas au contraire d&#8217;autant plus important et chargé de signification qu&#8217;il dépend d&#8217;un plus grand nombre de hasards? Seul le hasard peut nous apparaître comme un message. Ce qui arrive par nécessité, ce qui est attendu et se répète quotidiennement n&#8217;est que chose muette. Seul le hasard est parlant. » (Milan Kundera &#8211; <em>L&#8217;insoutenable légèreté de l&#8217;être</em>)</p>
</blockquote>
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		<title>10 décembre 1957</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Feb 2008 13:41:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>njl</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2"><font face="Verdana">Sire, Madame, Altesses Royales, Mesdames, Messieurs,</font></font><font size="2"><font face="Verdana"> </font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></p>
<p align="justify">En recevant la distinction dont votre libre Académie a bien voulu m&#8217;honorer, ma gratitude était d&#8217;autant plus profonde que je mesurais à quel point cette récompense dépassait mes mérites personnels. Tout homme et, à plus forte raison, tout artiste, désire être reconnu. Je le désire aussi. Mais il ne m&#8217;a pas été possible d&#8217;apprendre votre décision sans comparer son retentissement à ce que je suis réellement. Comment un homme presque jeune, riche de ses seuls doutes et d&#8217;une œuvre encore en chantier, habitué à vivre dans la solitude du travail ou dans les retraites de l&#8217;amitié, n&#8217;aurait-il pas appris avec une sorte de panique un arrêt qui le portait d&#8217;un coup, seul et réduit à lui-même, au centre d&#8217;une lumière crue ? De quel cœur aussi pouvait-il recevoir cet honneur à l&#8217;heure où, en Europe, d&#8217;autres écrivains, parmi les plus grands, sont réduits au silence, et dans le temps même où sa terre natale connaît un malheur incessant ?</p>
<p align="justify">J&#8217;ai connu ce désarroi et ce trouble intérieur. Pour retrouver la paix, il m&#8217;a fallu, en somme, me mettre en règle avec un sort trop généreux. Et, puisque je ne pouvais m&#8217;égaler à lui en m&#8217;appuyant sur mes seuls mérites, je n&#8217;ai rien trouvé d&#8217;autre pour m&#8217;aider que ce qui m&#8217;a soutenu tout au long de ma vie, et dans les circonstances les plus contraires : l&#8217;idée que je me fais de mon art et du rôle de l&#8217;écrivain. Permettez seulement que, dans un sentiment de reconnaissance et d&#8217;amitié, je vous dise, aussi simplement que je le pourrai, quelle est cette idée.</p>
<p align="justify">Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n&#8217;ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S&#8217;il m&#8217;est nécessaire au contraire, c&#8217;est qu&#8217;il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L&#8217;art n&#8217;est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d&#8217;émouvoir le plus grand nombre d&#8217;hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l&#8217;artiste à ne pas se séparer; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d&#8217;artiste parce qu&#8217;il se sentait différent apprend bien vite qu&#8217;il ne nourrira son art, et sa différence, qu&#8217;en avouant sa ressemblance avec tous. L&#8217;artiste se forge dans cet aller retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s&#8217;arracher. C&#8217;est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s&#8217;obligent à comprendre au lieu de juger. Et s&#8217;ils ont un parti à prendre en ce monde ce ne peut être que celui d&#8217;une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne règnera plus le juge, mais le créateur, qu&#8217;il soit travailleur ou intellectuel.</p>
<p align="justify">Le rôle de l&#8217;écrivain, du même coup, ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre aujourd&#8217;hui au service de ceux qui font l&#8217;histoire : il est au service de ceux qui la subissent. Ou sinon, le voici seul et privé de son art. Toutes les armées de la tyrannie avec leurs millions d&#8217;hommes ne l&#8217;enlèveront pas à la solitude, même et surtout s&#8217;il consent à prendre leur pas. Mais le silence d&#8217;un prisonnier inconnu, abandonné aux humiliations à l&#8217;autre bout du monde, suffit à retirer l&#8217;écrivain de l&#8217;exil chaque fois, du moins, qu&#8217;il parvient, au milieu des privilèges de la liberté, à ne pas oublier ce silence, et à le relayer pour le faire retentir par les moyens de l&#8217;art.</p>
<p align="justify">Aucun de nous n&#8217;est assez grand pour une pareille vocation. Mais dans toutes les circonstances de sa vie, obscur ou provisoirement célèbre, jeté dans les fers de la tyrannie ou libre pour un temps de s&#8217;exprimer, l&#8217;écrivain peut retrouver le sentiment d&#8217;une communauté vivante qui le justifiera, à la seule condition qu&#8217;il accepte, autant qu&#8217;il peut, les deux charges qui font la grandeur de son métier : le service de la vérité et celui de la liberté. Puisque sa vocation est de réunir le plus grand nombre d&#8217;hommes possible, elle ne peut s&#8217;accommoder du mensonge et de la servitude qui, là où ils règnent, font proliférer les solitudes. Quelles que soient nos infirmités personnelles, la noblesse de notre métier s&#8217;enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir : le refus de mentir sur ce que l&#8217;on sait et la résistance à l&#8217;oppression.</p>
<p align="justify">Pendant plus de vingt ans d&#8217;une histoire démentielle, perdu sans secours, comme tous les hommes de mon âge, dans les convulsions du temps, j&#8217;ai été soutenu ainsi : par le sentiment obscur qu&#8217;écrire était aujourd&#8217;hui un honneur, parce que cet acte obligeait, et obligeait à ne pas écrire seulement. Il m&#8217;obligeait particulièrement à porter, tel que j&#8217;étais et selon mes forces, avec tous ceux qui vivaient la même histoire, le malheur et l&#8217;espérance que nous partagions. Ces hommes, nés au début de la première guerre mondiale, qui ont eu vingt ans au moment où s&#8217;installaient à la fois le pouvoir hitlérien et les premiers procès révolutionnaires, qui furent confrontés ensuite, pour parfaire leur éducation, à la guerre d&#8217;Espagne, à la deuxième guerre mondiale, à l&#8217;univers concentrationnaire, à l&#8217;Europe de la torture et des prisons, doivent aujourd&#8217;hui élever leurs fils et leurs œuvres dans un monde menacé de destruction nucléaire. Personne, je suppose, ne peut leur demander d&#8217;être optimistes. Et je suis même d&#8217;avis que nous devons comprendre, sans cesser de lutter contre eux, l&#8217;erreur de ceux qui, par une surenchère de désespoir, ont revendiqué le droit au déshonneur, et se sont rués dans les nihilismes de l&#8217;époque. Mais il reste que la plupart d&#8217;entre nous, dans mon pays et en Europe, ont refusé ce nihilisme et se sont mis à la recherche d&#8217;une légitimité. Il leur a fallu se forger un art de vivre par temps de catastrophe, pour naître une seconde fois, et lutter ensuite, à visage découvert, contre l&#8217;instinct de mort à l&#8217;œuvre dans notre histoire.</p>
<p align="justify">Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu&#8217;elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d&#8217;une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd&#8217;hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l&#8217;intelligence s&#8217;est abaissée jusqu&#8217;à se faire la servante de la haine et de l&#8217;oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d&#8217;elle, restaurer, à partir de ses seules négations, un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d&#8217;établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu&#8217;elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d&#8217;alliance. Il n&#8217;est pas sûr qu&#8217;elle puisse jamais accomplir cette tâche immense, mais il est sûr que partout dans le monde, elle tient déjà son double pari de vérité et de liberté, et, à l&#8217;occasion, sait mourir sans haine pour lui. C&#8217;est elle qui mérite d&#8217;être saluée et encouragée partout où elle se trouve, et surtout là où elle se sacrifie. C&#8217;est sur elle, en tout cas, que, certain de votre accord profond, je voudrais reporter l&#8217;honneur que vous venez de me faire.</p>
<p align="justify">Du même coup, après avoir dit la noblesse du métier d&#8217;écrire, j&#8217;aurais remis l&#8217;écrivain à sa vraie place, n&#8217;ayant d&#8217;autres titres que ceux qu&#8217;il partage avec ses compagnons de lutte, vulnérable mais entêté, injuste et passionné de justice, construisant son œuvre sans honte ni orgueil à la vue de tous, sans cesse partagé entre la douleur et la beauté, et voué enfin à tirer de son être double les créations qu&#8217;il essaie obstinément d&#8217;édifier dans le mouvement destructeur de l&#8217;histoire. Qui, après cela, pourrait attendre de lui des solutions toutes faites et de belles morales ? La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu&#8217;exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d&#8217;avance de nos défaillances sur un si long chemin. Quel écrivain, dès lors oserait, dans la bonne conscience, se faire prêcheur de vertu ? Quant à moi, il me faut dire une fois de plus que je ne suis rien de tout cela. Je n&#8217;ai jamais pu renoncer à la lumière, au bonheur d&#8217;être, à la vie libre où j&#8217;ai grandi. Mais bien que cette nostalgie explique beaucoup de mes erreurs et de mes fautes, elle m&#8217;a aidé sans doute à mieux comprendre mon métier, elle m&#8217;aide encore à me tenir, aveuglément, auprès de tous ces hommes silencieux qui ne supportent, dans le monde, la vie qui leur est faite que par le souvenir ou le retour de brefs et libres bonheurs.</p>
<p align="justify">Ramené ainsi à ce que je suis réellement, à mes limites, à mes dettes, comme à ma foi difficile, je me sens plus libre de vous montrer pour finir, l&#8217;étendue et la générosité de la distinction que vous venez de m&#8217;accorder, plus libre de vous dire aussi que je voudrais la recevoir comme un hommage rendu à tous ceux qui, partageant le même combat, n&#8217;en ont reçu aucun privilège, mais ont connu au contraire malheur et persécution. Il me restera alors à vous en remercier, du fond du cœur, et à vous faire publiquement, en témoignage personnel de gratitude, la même et ancienne promesse de fidélité que chaque artiste vrai, chaque jour, se fait à lui-même, dans le silence.</p>
<p align="justify"><a target="_blank" href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1957/camus-speech-f.html">Discours d&#8217;Albert Camus lorsqu&#8217;il reçut le prix Nobel de littérature</a></p>
<p></font></font></p>
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		<title>Feeling 2.</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Feb 2008 01:45:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le bonheur pour moi c&#8217;est Me mettre au lit et me réjouir de la journée que je viens de vivre : nul besoin d&#8217;avoir vécu une journée marquée par de multiples péripéties pour se réjouir de l&#8217;existence; un bon repas, une partie de hockey ou une conversation avec des gens que l&#8217;on apprécie sont des [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&#038;blog=741093&#038;post=220&#038;subd=insomniaque&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana"><u>Le bonheur pour moi c&#8217;est</u></font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Me mettre au lit et me réjouir de la journée que je viens de vivre : nul besoin d&#8217;avoir vécu une journée marquée par de multiples péripéties pour se réjouir de l&#8217;existence; un bon repas, une partie de hockey ou une conversation avec des gens que l&#8217;on apprécie sont des choses qui me réjouissent amplement.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Me réveiller, avoir le goût de rester coucher, chialer contre la température et contre le livreur de journaux qui n&#8217;est pas encore passé : ces désagréments m&#8217;apportent du bonheur puisque je sais qu&#8217;ils sont passagers et banals comparés à la réelle souffrance.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Me lever tôt un lundi matin d&#8217;hiver et prendre une bonne douche chaude : c&#8217;est mon premier contact avec la réalité; la douche nettoie les particules des songes restées collées à la peau de mon corps et, peu importe ce qui s&#8217;est passé la veille, tout ceci est maintenant terminé. C&#8217;est comme si ma vie recommençait chaque jour!</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Marcher dans le corridor d&#8217;une station de métro et entendre la mélodie du Canon de Pachelbel : dans certains pays, les gens entendent le son des bombes en se levant ou en se rendant au travail; d&#8217;autres n&#8217;ont même pas la chance de travailler et nous, on ose se plaindre de notre travail? Malgré le froid, la fatigue et les déprimes, le fait d&#8217;entendre un morceau de musique classique me fait réaliser à quel point notre vie est facile et qu&#8217;on ne se rend pas compte de la chance que l&#8217;on a d&#8217;être né au Canada et non dans un pays du tiers-monde.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Manger du tartare de saumon pour dîner : apprécier chacune des bouchées et être heureux simplement parce je suis en santé et que mes possibilités d&#8217;actions sont infinies.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Revenir du travail et regarder la neige tomber : les gens qui disent aimer le Québec et qui chialent sur la température me font penser à ceux qui critiquent le niveau de français de la nouvelle génération en écrivant un message rempli de faute! Aimer le Québec, c&#8217;est en aimer ses contrastes. Il m&#8217;arrive, moi aussi, de chialer sur l&#8217;hiver, surtout lorsqu&#8217;il se poursuit jusqu&#8217;à la mi-avril, mais, cet hiver, au lieu de me dépêcher pour me rendre à la maison lors de la première tempête de neige, je me suis assis sur un banc et j&#8217;ai observé le paysage. Quelle beauté! Certaines personnes dépensent des fortunes pour faire le tour du monde. Mais, parfois, les plus beaux trésors se trouvent tout près de nous.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Sentir le parfum d&#8217;une jolie demoiselle qui vient tout juste de passer devant moi : si une fille veut me charmer, c&#8217;est par son odeur qu&#8217;elle peut y arriver.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Revenir tard dans la nuit et marcher vers notre demeure et écouter le silence de la nuit. Certes, il peut être dangereux de se promener seul la nuit. Mais, quelle sensation! J&#8217;habite près du bord du fleuve et parfois j&#8217;y vais tard le soir avant de rentrer. Quel spectacle! Tout est calme, paisible; c&#8217;est comme si la vie s&#8217;était arrêtée.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Et tout ceci peut se vivre en une seule journée! N&#8217;attendez pas un événement soi-disant extraordinaire pour apprécier votre existence. L&#8217;extraordinaire se vit chaque jour, chaque heure et chaque seconde! Bien sûr, la vie est aussi faite de moments de déprime, de tristesse et d&#8217;épreuves à surmonter. Mais tout ceci est nécessaire, pas essentiel, mais nécessaire puisqu&#8217;ils nous définissent comme être humain.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Il faudrait que je fasse une liste intitulée &#8220;Le bonheur c&#8217;est aussi&#8230;&#8221; et donner des exemples d&#8217;événements malheureux qui ont été nécessaires pour en faire en sorte que je sois aujourd&#8217;hui l&#8217;être que je suis. Les larmes sont parfois salutaires. Il faut réclamer le droit d&#8217;être malheureux! Les larmes sont nécessaires, disait John, le sauvage, dans le récit dystopique d&#8217;Aldous Huxley, puisqu&#8217;elles démontrent que nous ne subissons pas les épreuves de la vie sans réagir. C’est souvent lorsque quelque chose nous manque que nous nous rendons compte de toute son importance.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Tout est important.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">La neige peut déclencher une avalanche</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">L&#8217;amour amène la tristesse</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Dans l&#8217;humain il y a aussi de l&#8217;inhumain</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Mais, tout est à construire&#8230;</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Allez, saisissez chacun des instants de votre vie. Un instant qui s&#8217;envole, c&#8217;est un instant qui ne se récupère jamais.</font></font></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/insomniaque.wordpress.com/220/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/insomniaque.wordpress.com/220/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/insomniaque.wordpress.com/220/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/insomniaque.wordpress.com/220/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/insomniaque.wordpress.com/220/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/insomniaque.wordpress.com/220/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/insomniaque.wordpress.com/220/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/insomniaque.wordpress.com/220/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/insomniaque.wordpress.com/220/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/insomniaque.wordpress.com/220/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/insomniaque.wordpress.com/220/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/insomniaque.wordpress.com/220/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/insomniaque.wordpress.com/220/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/insomniaque.wordpress.com/220/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/insomniaque.wordpress.com/220/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/insomniaque.wordpress.com/220/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&#038;blog=741093&#038;post=220&#038;subd=insomniaque&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Le fleuve de la vie</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 06:05:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« Je voulais dire que la vie, je la veux, je ferai n’importe quoi pour l’avoir, toute la vie possible, même si je deviens folle, peu importe, je deviendrai folle tant pis mais la vie je ne veux pas la rater, je la veux, vraiment, même si ça devait faire mal à en mourir c’est [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&#038;blog=741093&#038;post=221&#038;subd=insomniaque&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana">
<p align="justify">« Je voulais dire que la vie, je la veux, je ferai n’importe quoi pour l’avoir, toute la vie possible, même si je deviens folle, peu importe, je deviendrai folle tant pis mais la vie je ne veux pas la rater, je la veux, vraiment, même si ça devait faire mal à en mourir c’est vivre que je veux. » […] </font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></p>
<p align="justify">Aujourd’hui encore, sur les terres de Carewall, tous racontent ce voyage. Chacun à sa manière. Tous, sans l’avoir jamais vu. Peu importe. Ils ne cesseront jamais de le raconter. Pour que personne ne puisse oublier comment ce serait beau si, pour chaque mer qui nous attend, il y avait un fleuve, pour nous. Et quelqu’un – un père, un amour, quelqu’un – capable de nous prendre par la main et de trouver ce fleuve – l’imaginer, l’inventer – et nous poser dans son courant, avec la légèreté de ce seul mot, adieu. Ce serait merveilleux, vraiment. Elle serait douce, la vie, n’importe quelle vie. Et les choses ne feraient pas mal mais s’approcheraient, portées par le courant, on pourrait d’abord les frôler puis les toucher et seulement à la fin se laisser toucher par elles. Se laisser <em>blesser</em>, même. En <em>mourir</em>. Peu importe. Mais tout serait, finalement, <em>humain</em>. Il suffirait de l’imagination de quelqu’un – un père, un amour, quelqu’un. Lui, il saurait en inventer une, de route, ici, au milieu de ce silence, sur cette terre qui ne veut pas parler. Route clémente, et belle. Une route d’ici jusqu’à la mer. [...]</p>
<p align="justify">Et puis la vie, elle ne se passe pas comme tu imagines. Elle va son chemin. Et toi le tien. Et ce n’est pas le même chemin. Alors… Ce n’est pas que je voulais être heureuse, non. Je voulais… me sauver de tout ça, voilà : me sauver. Mais j’ai compris tard de quel côté il fallait aller. On croit que c’est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l’honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie. Si tu marches avec eux, tu seras sauvée. Mais je l’ai compris trop tard. Si tu lui laisses du temps,  à la vie, elle tourne d’une drôle de manière, inexorable : et tu t’aperçois que là où tu en es maintenant, tu ne peux pas désirer quelque chose sans te faire du mal. C’est là que tout se complique, il n’y a aucun moyen de s’échapper, plus tu t’agites, plus le filet s’emmêle, plus tu te rebelles, et plus tu te blesses. On ne s’en sort plus. Quand il était trop tard, c’est là que j’ai commencé à désirer. De toute la force que j’avais.</p>
<p align="justify"><strong><em>Extrait d’Océan mer d’Alessandro Baricco</em></strong></p>
<p></font></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/insomniaque.wordpress.com/221/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/insomniaque.wordpress.com/221/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/insomniaque.wordpress.com/221/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/insomniaque.wordpress.com/221/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/insomniaque.wordpress.com/221/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/insomniaque.wordpress.com/221/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/insomniaque.wordpress.com/221/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/insomniaque.wordpress.com/221/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/insomniaque.wordpress.com/221/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/insomniaque.wordpress.com/221/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/insomniaque.wordpress.com/221/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/insomniaque.wordpress.com/221/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/insomniaque.wordpress.com/221/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/insomniaque.wordpress.com/221/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/insomniaque.wordpress.com/221/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/insomniaque.wordpress.com/221/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&#038;blog=741093&#038;post=221&#038;subd=insomniaque&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Pensées</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Dec 2007 19:59:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En cette dernière journée de l’année, il est difficile d’écrire quelque chose sans tomber dans les clichés habituels. Alors, au lieu de parler de résolutions, je vais écrire quelques pensées facilement applicables tous les jours de l’année. N’oublie jamais que tu es le seul responsable de tes actions. L’homme n’a aucune emprise sur les circonstances, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&#038;blog=741093&#038;post=207&#038;subd=insomniaque&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">En cette dernière journée de l’année, il est difficile d’écrire quelque chose sans tomber dans les clichés habituels. Alors, au lieu de parler de résolutions, je vais écrire quelques pensées facilement applicables tous les jours de l’année.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">N’oublie jamais que tu es le seul responsable de tes actions. L’homme n’a aucune emprise sur les circonstances, mais il en a sur ses choix. Tu contrôles tes choix, tu contrôles donc ta destinée. Rien n’est déterminé à l’avance et bien que les conditions initiales influencent grandement le développement futur d’un individu, rien n’est joué à l’avance.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Réfléchis toujours avant de parler ou d’agir : « l’effet papillon » est puissant et peut se révéler être très dévastateur. Ce n’est pas seulement sur le Web que l’information est permanente. Tu ne sauras jamais quelles seront toutes les conséquences que telle parole ou tel acte auront sur la vie future de tes semblables.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Sache que la quantité n’engendre pas nécessairement la qualité. Nous sommes à l’ère de la surabondance de l’information. La prolifération des médias de masse ne garantit pas une meilleure qualité d’information. Les bons amis se comptent souvent sur les doigts d’une seule main.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Lis du Sartre, du Beckett, du Jean de la Fontaine ou n’importe quels autres auteurs qui te plaisent. La sagesse n’est pas apparue instantanément et il est parfois utile de lire ces textes pour relativiser son existence, pour mieux comprendre ce que l’on vit et ainsi d’aller puiser la sagesse au sein d’écrits du passé. « Scientia potentia est » : le savoir, c’est le pouvoir.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Bâtis ta propre éthique de vie. Si le savoir c’est le pouvoir, il faut s’en servir comme guide et non pas comme doctrine. L’homme est libre d’agir et c’est par ses choix que l’homme se définit, lui permettant ainsi d’exercer sa liberté.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Engage-toi sur la voie de la responsabilité. Puisque si nous sommes libres d’agir, nos choix ne se prennent pas en vase clos. Nous choisissons nos valeurs en toute liberté, mais une fois que ce choix est engagé, nous avons une responsabilité envers autrui puisque nous avons choisi une certaine façon de penser l’homme.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Commence dès aujourd’hui à construire ton projet de vie. Ce qui compte c’est ce que je fais de ce que ce passé a fait de moi. Ce qui compte, pour citer Sartre, c’est « ce petit mouvement qui fait d’un être social totalement conditionné une personne qui ne restitue pas la totalité de ce qu’elle a reçu. » Il n’y a rien de prédéterminé, pas de nécessité, tout est à construire. Nous sommes un « projet », toujours en quête de dépassement.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Ne crains pas les questionnements existentiels qui t’assaillent chaque jour; doute une fois, doute deux fois et doute toujours puisque le doute méthodique permet de se forger une pensée unique.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Pense au « nous sommes » lorsque tu te sens seul au monde. Prendre conscience de sa liberté et de sa révolte face à un monde qui semble parfois dépourvu de sens est la première étape pour élever notre niveau de conscience collective. Les remises en question comme « qu’est-ce que je vais faire de ma vie » et « ai-je fait le bon choix » ne sont pas à craindre. Nous ne sommes pas seuls à chercher des réponses à ces questions. </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Camus disait ceci par rapport au « nous sommes » : « J’ai besoin des autres qui ont besoin de moi et de chacun. Chaque action collective, chaque société supposent une discipline et l’individu, sans cette loi, n’est qu’un étranger ployant sous le poids d’une collectivité ennemie. Mais société et discipline perdent leur direction si elles nient le « Nous sommes ». À moi seul, dans un sens, je supporte la dignité commune que je ne puis laisser ravaler en moi, ni dans les autres. Cet individualisme n’est pas jouissance, il est lutte, toujours, et joie sans égale, quelquefois, au sommet de la fièvre compassion. »</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Prie Bouddha, Mahomet, Jésus ou le Dieu de ton choix si cela te permet de donner un sens à ta vie. Mais aime la vie dans son ensemble pour le meilleur et pour le pire. Sois fier de pouvoir fouler la terre jour après jour. Vivre c’est un privilège. Ce privilège peut t’être enlevé sans préavis. N’attend pas à demain pour influencer positivement l’existence de tes semblables.</font></font></p>
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