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	<title>l'Insomniaque &#187; choix</title>
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	<description>Quand on souffre d'insomnie, on n'est jamais vraiment endormi et on n'est jamais vraiment éveillé.</description>
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		<title>La part de l’autre</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 06:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>njl</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Idéalement, il faudrait se garder d’avoir des a priori. Mais, étant donné que peu de choses se conçoivent indépendamment de l’expérience, nous attribuons des jugements sur certains éléments de la vie sans y avoir participé directement, en se référant, par exemple, à l’argument ou l’expérience d’autrui. Cependant, nous aurions intérêt à faire preuve de discernement [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&blog=741093&post=250&subd=insomniaque&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Idéalement, il faudrait se garder d’avoir des a priori. Mais, étant donné que peu de choses se conçoivent indépendamment de l’expérience, nous attribuons des jugements sur certains éléments de la vie sans y avoir participé directement, en se référant, par exemple, à l’argument ou l’expérience d’autrui.</p>
<p style="text-align:justify;">Cependant, nous aurions intérêt à faire preuve de discernement lorsque notre réflexion se porte sur un événement quelconque. Je ne m’intéresse pas ici aux nuances, soit le fait d&#8217;utiliser un discours qui manie avec brio les différentes teintes et tonalités du langage afin d&#8217;atténuer nos propos, mais bien à la mince ligne de démarcation qui existe entre la personne que nous sommes aujourd&#8217;hui et celle que nous aurions pu devenir si les circonstances avaient été différentes.</p>
<p style="text-align:justify;">À mon avis, les subtilités de la vie s’apprécient davantage lorsqu’on tient compte de la part de l’autre, soit ce qui aurait pu nous arriver si la conjoncture ou le contexte ambiant avait été différent.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://jean-nicolaslacoste.com/2005/08/15/que-se-serait-il-passe-si/" target="_blank">Bien que j’aie déjà écrit le contraire</a>, je crois, aujourd’hui, que la part de l’autre nous permet de relativiser notre vie en nous remémorant que notre existence ne tient pas simplement aux choix que nous prenons en toute liberté de cause.</p>
<p style="text-align:justify;">La part de l’autre, c’est toutes les particules de vie qui auraient pu nous arriver, mais qui sont, finalement, demeurées à l’état de néant. Si le 8 octobre 1908 Adolf Hitler avait été accepté à l’École des Beaux-arts de Vienne et non refusé, le cours d’une vie aurait été changé, mais aussi celle du monde. Évidemment, tout bon historien vous dira que l&#8217;on étudie ce qui s&#8217;est réellement passé. Des faits. Seulement les faits nous importent.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais, nous avons tous, au fond de nous, une petite créature que nous tenons en laisse pour par qu’elle s’échappe et que soit révélé au monde entier ce que nous aurions pu devenir. « Depuis ce jour, l’enfant a peur de lui-même, il sait qu’il cohabite avec une bête violente et sanguinaire, il souhaite la tenir toute sa vie dans sa cage. » (Eric-Emmanuel Schmitt, <em>La part de l’autre</em>) </p>
<p style="text-align:justify;">Cet homuncule, cet être abject, nous rappelle, notamment, qu’entre un état de satisfaction, de contentement, et un état de désespoir, il n’y a souvent qu’un pas à franchir.</p>
<p style="text-align:justify;">Lorsque Saku Koivu, un athlète multi-millionnaire, a reçu les résultats de son dernier examen médical de dépistage du cancer afin de s&#8217;assurer que sa rémission était bel et bien terminée, il a ressenti du contentement. Il s’est dit : « enfin, c’est terminé, j&#8217;ai vaincu la maladie. » Mais, Saku vivra jusqu’à la fin de ses jours avec la part de l’autre, ce petit homoncule cancéreux, qui lui rappellera, à chaque rendez-vous annuel chez le médecin, qu’il aurait pu mourir.</p>
<p style="text-align:justify;">Certains vont louanger la chance ou la bonne fortune et d’autres, les rationnels, vont remercier le travail des médecins et la grande forme physique de l’athlète. Mais, Saku, lui, est le seul qui peut savoir et comprendre que l&#8217;être qu&#8217;il est aujourd’hui n’est pas seulement lié à ce qu’il a été, mais aussi à ce qui aurait pu lui arriver dans une éventualité où on lui aurait annoncé, par exemple, qu’il lui restait qu’une seule année à vivre.</p>
<p style="text-align:justify;">Est-ce que c’est la rémission de son cancer ou le fait qu’il doit constamment vivre avec l’appel de la mort en dedans de lui qui l’a influencé davantage dans la poursuite de sa carrière de joueur de hockey et dans sa vie de tous les jours? Probablement un peu des deux.</p>
<p style="text-align:justify;">Quittons le monde du hockey et examinons deux exemples de scènes finales tirées de chefs-d&#8217;oeuvre du cinéma. C’est l’état psychologique dans lequel ces deux personnages se retrouvent à la fin de leur périple qui importe ici.</p>
<p><a href="http://insomniaque.files.wordpress.com/2008/06/american-beauty-last-scene.jpg"></a></p>
<p><a href="http://insomniaque.files.wordpress.com/2008/06/once-upon-a-time-in-america-last-scene.jpg"></a></p>
<p style="text-align:justify;">Dans ce premier extrait, on y voit Lester, personnage principal du film <em>Beauté américaine et</em> interprété sublimement par Kevin Spacey, qui tient ce discours à sa mort : « Bien sûr je pourrais être aigri de ce qui m’est arrivé, mais c’est inutile. Il y a tant de beauté dans le monde. » Après avoir connu plusieurs épreuves, on peut dire qu’il connaît enfin le contentement. Au début du récit, il était un homme malheureux et il meurt en étant en paix avec lui-même (j’y vois même un sourire sur son visage ensanglanté) ayant entrepris de modifier sa façon de vivre.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://jean-nicolaslacoste.com/2008/07/01/la-part-de-l%e2%80%99autre/"><img src="http://img.youtube.com/vi/fS1CficTMws/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align:justify;">Quant à cette scène finale, elle met en action David « Noodles » Aaronson, personnage du long-métrage <em>Il était une fois en Amérique </em>et interprété admirablement par l’acteur Robert De Niro. La dernière image nous montre un flashback du jeune Noodles qui sourit. Les plus machiavéliens diront que son sourire est attribuable à l’opium qu’il vient d’inhaler, mais, à mon avis, ce sourire témoigne d’un homme qui se sent soulagé d’être enfin libéré de sa vie de criminel.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://jean-nicolaslacoste.com/2008/07/01/la-part-de-l%e2%80%99autre/"><img src="http://img.youtube.com/vi/tGhuVedHqsU/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align:justify;">La vie de Lester aurait pu connaître un dénouement différent s’il avait décidé de ne pas changer sa vie de fond en comble. Pourtant, il ne ressent pas de l’amertume au moment de sa mort puisqu’il accepte son sort (on peut même dire qu&#8217;il meurt heureux), il est conscient que la cessation de la vie humaine fait parti des circonstances incontrôlables. En ce qui a trait à Noodles, il sait que son existence aurait pu être différente si Deborah, son amour d’enfance, avait décidé de rester auprès de lui au lieu de poursuivre sa carrière d’actrice. Par contre, au moment de la scène finale, il est heureux car il a fait le choix de quitter sa profession de truand.</p>
<p style="text-align:justify;">Quelle conclusion doit-on dégager de la lecture de ce texte?</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;Homme est fait de deux choses, soit de choix et de circonstances. Si nous avons le contrôle sur les premiers au sens où nous les choisissons en toute liberté, les circonstances, elles, échappent à notre contrôle. On dit que l&#8217;être humain est la somme de ses expériences (de ses choix), que ce que nous sommes, aujourd’hui, dépend de ce que nous avons été et que c’est lui, le passé, qui module le développement de notre être. Mais, nous sommes aussi la soustraction (les circonstances) de ce que nous aurions pu devenir&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Nul besoin d’être mélancolique. Il faut simplement être conscient que, parfois, il s’agit de peu de choses pour faire basculer notre existence d’un bord ou de l’autre. Si l&#8217;on considère l&#8217;amour et la haine ou le bonheur et le malheur comme étant des émotions qui s&#8217;opposent par nature entre elles, il faut pourtant reconnaître que entre l&#8217;une et l&#8217;autre il n&#8217;y a souvent qu&#8217;une question de degré. Et c&#8217;est la même chose entre ce que nous sommes et que nous aurions pu devenir.</p>
<p style="text-align:justify;">Je vous entends déjà avec vos mots à la bouche, notamment celui du mérite. Il est évident que je mérite le milieu dans lequel je suis né; je mérite tout autant la famille merveilleuse qui a su m&#8217;élever et m&#8217;éduquer convenablement; tout le crédit de mon intelligence me revient, c&#8217;est ce qui m&#8217;a permis, entre autre, d&#8217;étudier à l&#8217;université; et je peux me considèrer comme étant un être astucieux puisque j&#8217;ai su faire les bons choix au moment opportun.</p>
<p style="text-align:justify;">Ne suis-je pas le seul et unique responsable de ma situation actuelle?</p>
<p style="text-align:justify;">Bien sûr, je fais de l&#8217;ironie! Mais, lorsque vous serez porté à juger l’autre en vous glorifiant d’être comme ceci et de croire en votre supériorité, rappelez-vous que vous cohabitez avec une créature qui porte en elle les circonstances qui auraient pu faire de vous un être tout a fait différent.</p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/insomniaque.wordpress.com/250/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/insomniaque.wordpress.com/250/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/insomniaque.wordpress.com/250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/insomniaque.wordpress.com/250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/insomniaque.wordpress.com/250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/insomniaque.wordpress.com/250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/insomniaque.wordpress.com/250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/insomniaque.wordpress.com/250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/insomniaque.wordpress.com/250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/insomniaque.wordpress.com/250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/insomniaque.wordpress.com/250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/insomniaque.wordpress.com/250/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&blog=741093&post=250&subd=insomniaque&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		<title>Pensées</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Dec 2007 19:59:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En cette dernière journée de l’année, il est difficile d’écrire quelque chose sans tomber dans les clichés habituels. Alors, au lieu de parler de résolutions, je vais écrire quelques pensées facilement applicables tous les jours de l’année. N’oublie jamais que tu es le seul responsable de tes actions. L’homme n’a aucune emprise sur les circonstances, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&blog=741093&post=207&subd=insomniaque&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">En cette dernière journée de l’année, il est difficile d’écrire quelque chose sans tomber dans les clichés habituels. Alors, au lieu de parler de résolutions, je vais écrire quelques pensées facilement applicables tous les jours de l’année.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">N’oublie jamais que tu es le seul responsable de tes actions. L’homme n’a aucune emprise sur les circonstances, mais il en a sur ses choix. Tu contrôles tes choix, tu contrôles donc ta destinée. Rien n’est déterminé à l’avance et bien que les conditions initiales influencent grandement le développement futur d’un individu, rien n’est joué à l’avance.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Réfléchis toujours avant de parler ou d’agir : « l’effet papillon » est puissant et peut se révéler être très dévastateur. Ce n’est pas seulement sur le Web que l’information est permanente. Tu ne sauras jamais quelles seront toutes les conséquences que telle parole ou tel acte auront sur la vie future de tes semblables.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Sache que la quantité n’engendre pas nécessairement la qualité. Nous sommes à l’ère de la surabondance de l’information. La prolifération des médias de masse ne garantit pas une meilleure qualité d’information. Les bons amis se comptent souvent sur les doigts d’une seule main.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Lis du Sartre, du Beckett, du Jean de la Fontaine ou n’importe quels autres auteurs qui te plaisent. La sagesse n’est pas apparue instantanément et il est parfois utile de lire ces textes pour relativiser son existence, pour mieux comprendre ce que l’on vit et ainsi d’aller puiser la sagesse au sein d’écrits du passé. « Scientia potentia est » : le savoir, c’est le pouvoir.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Bâtis ta propre éthique de vie. Si le savoir c’est le pouvoir, il faut s’en servir comme guide et non pas comme doctrine. L’homme est libre d’agir et c’est par ses choix que l’homme se définit, lui permettant ainsi d’exercer sa liberté.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Engage-toi sur la voie de la responsabilité. Puisque si nous sommes libres d’agir, nos choix ne se prennent pas en vase clos. Nous choisissons nos valeurs en toute liberté, mais une fois que ce choix est engagé, nous avons une responsabilité envers autrui puisque nous avons choisi une certaine façon de penser l’homme.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Commence dès aujourd’hui à construire ton projet de vie. Ce qui compte c’est ce que je fais de ce que ce passé a fait de moi. Ce qui compte, pour citer Sartre, c’est « ce petit mouvement qui fait d’un être social totalement conditionné une personne qui ne restitue pas la totalité de ce qu’elle a reçu. » Il n’y a rien de prédéterminé, pas de nécessité, tout est à construire. Nous sommes un « projet », toujours en quête de dépassement.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Ne crains pas les questionnements existentiels qui t’assaillent chaque jour; doute une fois, doute deux fois et doute toujours puisque le doute méthodique permet de se forger une pensée unique.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Pense au « nous sommes » lorsque tu te sens seul au monde. Prendre conscience de sa liberté et de sa révolte face à un monde qui semble parfois dépourvu de sens est la première étape pour élever notre niveau de conscience collective. Les remises en question comme « qu’est-ce que je vais faire de ma vie » et « ai-je fait le bon choix » ne sont pas à craindre. Nous ne sommes pas seuls à chercher des réponses à ces questions. </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Camus disait ceci par rapport au « nous sommes » : « J’ai besoin des autres qui ont besoin de moi et de chacun. Chaque action collective, chaque société supposent une discipline et l’individu, sans cette loi, n’est qu’un étranger ployant sous le poids d’une collectivité ennemie. Mais société et discipline perdent leur direction si elles nient le « Nous sommes ». À moi seul, dans un sens, je supporte la dignité commune que je ne puis laisser ravaler en moi, ni dans les autres. Cet individualisme n’est pas jouissance, il est lutte, toujours, et joie sans égale, quelquefois, au sommet de la fièvre compassion. »</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Prie Bouddha, Mahomet, Jésus ou le Dieu de ton choix si cela te permet de donner un sens à ta vie. Mais aime la vie dans son ensemble pour le meilleur et pour le pire. Sois fier de pouvoir fouler la terre jour après jour. Vivre c’est un privilège. Ce privilège peut t’être enlevé sans préavis. N’attend pas à demain pour influencer positivement l’existence de tes semblables.</font></font></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/insomniaque.wordpress.com/207/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/insomniaque.wordpress.com/207/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/insomniaque.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/insomniaque.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/insomniaque.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/insomniaque.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/insomniaque.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/insomniaque.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/insomniaque.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/insomniaque.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/insomniaque.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/insomniaque.wordpress.com/207/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&blog=741093&post=207&subd=insomniaque&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		<title>La responsabilité sociale en marketing</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jun 2007 21:32:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un autre bon texte de Seth Godin que l&#8217;on retrouve sur son blogue Marketing works. Advertising and promotion and lobbying cost money. And organizations pay for it because, by and large, it works. Not all the time, and rarely as big as people hope, but sure, you can influence the public by spending money. Which [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&blog=741093&post=185&subd=insomniaque&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2"><font face="Verdana">Un autre bon <a target="_blank" href="http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2007/06/responsibility.html">texte</a> de <a target="_blank" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Seth_Godin">Seth Godin</a> que l&#8217;on retrouve sur son <a target="_blank" href="http://sethgodin.typepad.com">blogue</a></font></font></p>
<p><font size="2"><font face="Verdana">Marketing works.</font></font><font size="2"><font face="Verdana"> </font></font><font size="2"></font><font size="2"><font face="Verdana"></p>
<p align="justify">Advertising and promotion and lobbying cost money. And organizations pay for it because, by and large, it works. Not all the time, and rarely as big as people hope, but sure, you can influence the public by spending money.</p>
<p align="justify">Which leads to the key question: are you responsible for what you market?</p>
<p align="justify">Some people will tell you that the market decides. They’ll remind you that most consumers are adults, spending their own resources and doing it freely. That people have a right to buy what they want, even if what they want isn’t good for them (right now, or in the long run). That’s what living in a free country is all about, apparently. Buy what you want.</p>
<p align="justify">But wait.</p>
<p align="justify">I thought we agreed that marketing works.</p>
<p align="justify">If marketing works, it means that free choice isn’t quite so free. It means that marketers get to influence and amplify desires. The number of SUVs sold in the United States is a bazillion times bigger than it was in 1962. Is that because people suddenly want them, or is it because car marketers built them and marketed them?</p>
<p align="justify">Cigarette consumption is way down. Is that because people suddenly don’t want them any more, or is it because advertising opportunities are limited?</p>
<p align="justify">Others will tell you that if it’s legal, it’s fair game. If it’s legal for <a target="_blank" href="http://publications.mediapost.com/index.cfm?fuseaction=Articles.san&amp;s=51586&amp;Nid=25370&amp;p=238468">Edelman</a> to post a blog called Working Families for Wal-Mart (when it’s really working Edelman employees for Wal-Mart), then they have every right to do so. In fact, they have an obligation to their shareholders to do so. Or so they say.</p>
<p align="justify">I believe that every criminal, no matter how heinous the crime, deserves an attorney. I don&#8217;t believe that every product and every organization and every politician deserves world-class marketing or PR.</p>
<p align="justify">A neighbor was complaining that the baseball field in my town needs upkeep, and wonders why we don’t go ahead and take $100,000 from Pepsi for sponsorship of the field and a long-term contract to put vending machines on site. It doesn’t matter to him that obesity and heart disease are the number one preventable cause of death. He says that it’s a personal choice, and if we can get the money, we should.</p>
<p align="justify">Who’s responsible?</p>
<p align="justify">I was surprised at how angry I got in an email exchange with John, a reader near Detroit. I wrote, “I&#8217;m sorry if I seem like a curmudgeon, but the arrogance and blindness of Detroit&#8217;s management really and truly annoys me. Tens of thousands of innocent workers lost their jobs while clueless overpaid company men drove the industry into the ground for decades. These were the guys who had plenty of time to fix their problems (20 years) but instead lobbied hard to maintain SUV subsidies and gas subsidies and on and on. They&#8217;re sort of like cigarette companies, but with far more side affects. They&#8217;ve let down our country, in my opinion, and just because they are lip synching a bit now, I&#8217;m in no hurry to tell you that the problems are gone.”</p>
<p align="justify">And now Detroit is marketing hard in DC to fight against mileage standards again, claiming that they make the cars that people want to buy.</p>
<p align="justify">There are two problems with blaming the market:</p>
<p align="justify">The first is that the market is short sighted. Which means that in a year or two or five, when the market changes its mind and wakes up, you’re left holding the bag. By not taking responsibility for growing and nurturing the market in the right way, you get punished later.</p>
<p align="justify">The second is that if you poison your market, it all goes away. Not just your job, but your community too.</p>
<p align="justify">Let me be really clear, just in case. If you think that the world would be a better place if everyone owned a handgun, then yes, market handguns as hard as you can. If you honestly believe that kids are well served by drinking a dozen spoonfuls of sugar every morning before school, then I may believe you&#8217;re wrong, but you should go ahead and market your artificially-sweetened juice product. My point is that you have no right to market things you know are harmful or that lead to bad outcomes, regardless of how much you need that job.</p>
<p align="justify">Along the way, “just doing my job,” has become a mantra for blind marketers who are making short-term mistakes in order to avoid a conflict with the client or the boss. As marketing becomes every more powerful, this is just untenable. It’s unacceptable.</p>
<p align="justify">If you get asked to market something, you’re responsible. You’re responsible for the impacts, the costs, the side effects and the damage. You killed that kid. You poisoned that river. You led to that fight. If you can’t put your name on it, I hope you’ll walk away. If only 10% of us did that, imagine the changes. Imagine how proud you’d be of your work.</p>
<p align="justify">The amazing thing is that over and over again, we&#8217;re discovering that <a target="_blank" href="http://www.patagonia.com/web/us/intern_landing.jsp?OPTION=SAR&amp;assetid=15546&amp;target=%2Fhome%2Findex.jsp%3FOPTION%3DHOME_PAGE%26assetid%3D1704">marketers</a> who actually take responsibility for their marketing are actually more successful. Go figure.</p>
<p></font></font></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/insomniaque.wordpress.com/185/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/insomniaque.wordpress.com/185/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/insomniaque.wordpress.com/185/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/insomniaque.wordpress.com/185/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/insomniaque.wordpress.com/185/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/insomniaque.wordpress.com/185/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/insomniaque.wordpress.com/185/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/insomniaque.wordpress.com/185/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/insomniaque.wordpress.com/185/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/insomniaque.wordpress.com/185/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/insomniaque.wordpress.com/185/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/insomniaque.wordpress.com/185/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&blog=741093&post=185&subd=insomniaque&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		<title>Une philosophie de la liberté</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2007 23:24:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>njl</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cogito ergo sum En 1644, René Descartes fut le premier philosophe à mettre au centre de sa réflexion le « sujet pensant ». C’est dans les principes de la philosophie qu’il rédige le célèbre « je pense, donc je suis » : « Cette pensée, je pense, donc je suis, est la première et la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&blog=741093&post=165&subd=insomniaque&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana"><strong>Cogito ergo sum</strong></font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">En 1644, René Descartes fut le premier philosophe à mettre au centre de sa réflexion le « sujet pensant ». C’est dans <a target="_blank" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Principes_de_la_philosophie"><em>les principes de la philosophie</em></a> qu’il rédige le célèbre « je pense, donc je suis » : « Cette pensée, je pense, donc je suis, est la première et la plus certaine qui se présente à celui qui conduit ses pensées par ordre. » Trois cents ans plus tard, un homme bouleverse le monde de la philosophie en se réappropriant le <em>cogito</em> de Descartes pour fonder une théorie existentialiste de la liberté.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana"><strong>L’existentialisme est un humanisme</strong></font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">C’est dans le cadre d’une célèbre conférence prononcée le 29 octobre 1945 que Jean-Paul Sartre émet l’axiome « l’existence précède l’essence » : l’homme existe d’abord, puis IL se définit lui-même et librement.</font></font></p>
<p><font size="2"><font face="Verdana">
<p align="justify">Cette théorie s’oppose aux visions déterministes de la religion catholique (c’est Dieu qui détermine l’essence de l&#8217;Homme) et de la philosophie marxiste (ce sont les conditions, en insistant sur celles de la sphère économique, dans lesquelles l&#8217;Homme est placé qui déterminent son essence : « Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas de leur propre mouvement, ni dans des conditions choisies par eux seuls, mais bien dans les conditions qu’ils trouvent directement et qui leur sont données et transmises. »). Sartre, athée, estime que l’homme est seul, sans valeurs et sans nature; il n’y a rien de prédéterminé, pas de nécessité, tout est à construire :</font></font><font size="2"><font face="Verdana"> </font></font><font size="2"></font><font size="2"><font face="Verdana"></p>
<blockquote>
<p align="justify">L&#8217;essentiel est la contingence. Je veux dire que par définition, l&#8217;existence n&#8217;est pas la nécessité. Exister c&#8217;est être là, simplement; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire. Il y a des gens, je crois, qui ont compris ça. Seulement, ils ont essayé de surmonter cette contingence en inventant un être nécessaire et cause de soi. (<em>La Nausée</em>)</p>
</blockquote>
<p align="justify">Bien que Sartre qualifie son existentialisme comme un humanisme au sens où c’est l&#8217;essence que construit le « sujet pensant » qui est au centre de notre vie, il faut le distinguer de l&#8217;humanisme dit classique : soit, ceux qui prennent l’homme pour fin, alors que chez Sartre il est un « projet », toujours en quête de dépassement.</p>
<p align="justify">Ce n’est pas sans rappeler l’idée du Surhomme de Nietzsche : « L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain, — une corde sur l’abîme. Ce qu’il y a de grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but : ce que l’on peut aimer en l’homme, c’est qu’il est un passage et un déclin. »</p>
<p align="justify"><strong>Existence &gt; Essence &gt; Choix &gt; Liberté</strong></p>
<p align="justify">Sur quoi devons-nous nous baser pour agir? Nos actes ne nous sont dictés par aucune force supérieure; nous sommes SEULS responsables de nos choix, nous ne disposons de RIEN au départ, tout reste à faire. Pour reprendre une idée de Sartre, l’existentialiste authentique est « esclave » de sa propre liberté. C’est à l’individu de bâtir sa propre éthique. Dans la philosophie sartrienne, l’homme est libre d’agir et c’est par ses choix que l’homme se définit, lui permettant ainsi d’exercer sa liberté. Pour Sartre, le choix – ce que nous entendons souvent par « faire le bon choix » – n’est pas inscrit quelque part par avance.</p>
<p align="justify">Une fois effectué, le choix est le bon et il est inutile de penser aux autres options qui se présentaient à nous. Si rien n&#8217;est prédéterminé, s&#8217;il n&#8217;y a aucune nécessité et que tout est à construire, tout n&#8217;est pas pour autant permis. Chaque acte implique des conséquences qu’il nous faut mesurer de par notre propre éthique; faire « le bien » ou faire « le mal » ne veut strictement rien dire; les remords ne servant à rien. C’est ce qu’il appelle un « engagement sur la voie de la responsabilité ». Certes, nous prenons nos choix en toute liberté, mais nous avons une « responsabilité » puisque nous l’exerçons face à autrui.</p>
<p align="justify">C’est dans le champ des possibles et avec ses limites que s’exerce la liberté. Et, on y revient encore une fois, l’existence est la liberté. La table ne peut jamais être plus que la table qu’elle est. Mais l’homme, rien de tel : l’existence est comme l’a souligné Heidegger « le lieu-tenant du rien ». La liberté ne se touche pas, ne se sent pas et ne se trouve dans aucun lieu tangible. Heidegger, encore lui, disait que l’homme ne possède pas la liberté, mais que c’est la liberté qui possède l’homme : l’homme est condamné à être libre.</p>
<p align="justify"><strong>Un engagement sur la voie de la responsabilité</strong></p>
<p align="justify">Être libre, s’est s’engager sur la voie de la responsabilité humaine; nous choisissons nos valeurs en toute liberté, mais une fois que ce choix est engagé, nous avons une responsabilité envers autrui puisque nous avons choisi une certaine façon de penser l’homme. Sartre ne croit pas en Dieu. Sa philosophie est influencée par un athéisme de type nietzschéen du « dieu est mort » : tout doit être créé, inventé; nous portons en chacun de nous un projet commun, qui engage l’humanité :</p>
<blockquote>
<p align="justify">« En voulant la liberté, nous découvrons qu&#8217;elle dépend entièrement de la liberté des autres et que la liberté des autres dépend de la nôtre. » (<em>L&#8217;existentialisme est un humanisme</em>)</p>
</blockquote>
<p align="justify"><strong>L’idée du temps ou le « projet » (Bernard-Henri Lévy)</strong></p>
<p align="justify">C’est le passé qui, d’habitude, leste le présent, le charge de sens et de valeur – il y a une poussée du passé, une force du passé, qui donne sa forme au présent et, de proche en proche, au futur. Chez Sartre le passé n’est plus rien. Il ne compte plus, ne pèse plus, ne pousse plus.</p>
<p align="justify">En sorte que si l’on veut que le présent échappe au pur néant, si l’on ne veut pas qu’il soit cette réalité « infinitésimale », ce « point sans dimension », que décrivait Husserl dans ses <em>Leçons sur la conscience interne</em> du temps et qui ressemblerait, dit-il, toujours dans <em>l’Être et le Néant</em>, au « terme idéal d’une division poussée à l’infini », si l’on veut qu’il soit un présent humain, vraiment humain, inscrit dans une existence humaine et se vivant comme telle, il n’y a pas d’autre solution que de se tourner de l’autre côté, c’est-à-dire vers le futur, pour lui trouver une identité.</p>
<p align="justify">C’est le futur qui fait le présent, pas le présent qui fait le futur. C’est le futur qui pèse sur le présent, pas le présent qui, comme chez Bergson, appuierait de sa lourde pointe sur le futur. Loin, comme on croit toujours, que le passé engendre le futur, c’est le futur qui « décide » du passé et qui, notamment, décide « si le passé est vivant ou mort ». Au lieu, comme le disent et le sens commun et la plupart des philosophies avant lui, que je me prépare à être ce que je serai à partir de ce que j’ai été, c’est ce que je suis, ici, maintenant, qui dépend de ce que je vais être et c’est lui, donc, l’avenir, qui donne au présent, et au passé, leur force, leur sens, leur saveur. J’ai un présent. J’ai un passé. J’ai toute une série de « conditionnements », hérités du passé et qui forment ma « situation ».</p>
<p align="justify">Ce qui compte c’est ce que je fais de ce que ce passé a fait de moi. Ce qui compte c’est le « projet » qui, à chaque instant, transcende ce passé, le transfigure et a le pouvoir de le rejouer. Ce qui compte et ce dont il va, d’ailleurs, faire l’analyse dans tous ses essais de psychanalyse existentielle, c’est « ce petit mouvement qui fait d’un être social totalement conditionné une personne qui ne restitue pas la totalité de ce qu’elle a reçu. » On comprend l’éblouissement des contemporains. On comprend l’émerveillement devant ces idées qui nous semblent vieillottes, dépassées, mais qui étaient la liberté même.</p>
<p align="justify">Peut-être Sartre est-il une sorte de monstre. Peut-être y avait-il quelques monstruosités à être Sartre – ce penseur bizarre, singulier, exorbitant à la règle commune, un peu dément, dont nombre d’énoncés, mis dans une autre bouche, produiraient des effets désastreux. Peut-être était-ce plus compliqué, douloureux, périlleux, que d’être Aron le sage, cogitant paisiblement dans son bureau du <em>Figaro</em>, ou le professeur Merleau-Ponty remontant la rue des Écoles à heure fixe, ou même le bon Camus terminant vite sa journée d’écriture pour aller disputer sa partie de foot sur le stade de Lourmarin.</p>
<p align="justify">Mais, il n’y en a pas tant que cela, des monstres, dans l’histoire de la philosophie. Et celui-là, ce monstre-là, à tout de même la particularité d’être le plus radical des penseurs de la liberté – il a ce mérite, au moins, d’avoir produit la pensée contemporaine qui aura poussé le plus loin, jusqu’au vertige, presque à l’absurde, l’hypothèse de la liberté.</p>
<p align="justify">Les autres antihumanistes, ceux qui viendront après lui, et prétendront, justement, le périmer, buteront sur cette hypothèse comme sur leur impensé nécessaire. Lui, c’est parce qu’il n’est pas humaniste, c’est parce qu’il a récusé l’idée même d’essence de l’homme, qu’il fait une philosophie qui est une philosophie de la liberté. Et c’est cela qui, au fond, me semble, chez lui, le plus précieux.</p>
<p></font></font></p>
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		<title>La poursuite du bonheur 2.</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Feb 2007 07:13:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>njl</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour faire suite à ce texte sur la poursuite du bonheur, abordons maintenant cette question selon la pensée de deux philosophes modernes.  L’utilitarisme a comme souverain bien le plaisir mais, en opposition avec l’épicurisme, il conçoit plutôt un plaisir universel qu’individuel. John Stuart Mill, un philosophe utilitariste, privilégie donc le plaisir universel au plaisir individuel et l’idéal, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jean-nicolaslacoste.com&blog=741093&post=97&subd=insomniaque&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Pour faire suite à ce texte sur <a target="_blank" href="http://insomniaque.wordpress.com/2007/02/07/la-poursuite-du-bonheur-1/">la poursuite du bonheur</a>, abordons maintenant cette question selon la pensée de deux philosophes modernes. </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">L</font><font size="2" face="Verdana">’<a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilitarisme">utilitarisme</a> a comme souverain bien le plaisir mais, en opposition avec l’<a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89picurisme">épicurisme</a>, il conçoit plutôt un plaisir universel qu’individuel. <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Stuart_Mill">John Stuart Mill</a>, un philosophe utilitariste, privilégie donc le plaisir universel au plaisir individuel et l’idéal, selon cette philosophie, est le bonheur général et non le bonheur personnel. Contrairement à ses opposants qui croient que sa philosophie privilégie l’expédiant, soit l’intérêt particulier de l’agent, Mill avance plutôt qu’il faut agir en tenant compte de l’intérêt général, c’est-à-dire de ce qui est utile à la plus grande masse possible de gens.  </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Il croit ainsi que l’agent produira un effet-retour sur lui-même en mettant l’accent sur le bonheur d’autrui et le bonheur se propagera de plus en plus autour de la collectivité. Ainsi, le bonheur est une fin morale acceptable pour les utilitaristes si les effets de l’action ont résulté en une augmentation de la quantité de bonheur dans la collectivité. </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Contrairement aux <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9doniste">hédonistes</a> et <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eud%C3%A9moniste">eudémonistes</a>, la <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kant">morale kantienne</a> n’est pas liée au bonheur, mais c’est plutôt elle qui nous dit comment faire pour bien agir. Kant croit aussi que le bonheur est une considération d’ordre psychologique et ce n’est pas à l’éthique ou à la morale de se pencher sur cette question. Ainsi, lorsque nous agissons bien (i.e. agir moralement), nous ne sommes pas nécessairement heureux, mais plutôt dignes d’être heureux, c’est-à-dire que nous méritons le bonheur car nous avons utilisé la morale pour bien agir.  </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Par cette conception, Kant s’oppose aux morales eudémonistes qui avaient le bonheur comme souverain bien; pour bien agir, il faut utiliser notre bonne volonté, le souverain bien chez Kant et c’est un bien qui ne supporte aucune volonté. La valeur morale d’une action tient donc à la bonne volonté de l’action et la volonté, c’est notre capacité de prendre des décisions, de faire des choix.  </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">De plus, la loi morale nous dicte de toujours agir de telle façon que nos actions soient faites par devoir. Ainsi, l’individu qui désire agir moralement doit réaliser une action librement et user de la loi morale qu’il fait sienne, puisqu’elle correspond à la maxime qu’il s’est donné dans cette circonstance. Voilà donc en quoi la morale de Kant, chez qui la poursuite du bonheur n’est pas une fin morale acceptable, se distingue des morales épicurienne, stoïcienne et utilitariste.</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">À la suite des positions contradictoires précédentes, je m’efforce de donner, à présent, un point de vue personnel.  </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Tout d’abord, la philosophie hédoniste d’Épicure m’apparaît trop égoïste et égocentrique, principalement quand ce dernier énonce que le plaisir individuel et l’isolement du milieu de vie doivent prévaloir pour que l’individu ne soit pas troublé par les forces extérieures. Tout comme dans l’approche épicurienne, je crois que la poursuite du bonheur est un souverain bien acceptable, mais je partage cependant bien plus le point de vue des utilitaristes et des stoïciens.  </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Je suis en faveur du principe de plaisir universel et du bonheur collectif que les utilitaristes considèrent, car j’estime que l’effet-retour sur l’agent et le bonheur contagieux sont deux principes facilement observables de nos jours. De plus, même si cela ne s’avère pas toujours évident, je crois que l’homme doit se bâtir une carapace pour devenir imperturbable et impassible comme les stoïciens le prescrivent; ainsi, les hauts et les bas de la vie que l’individu doit affronter sont alors plus facilement surmontables.  </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">C’est en suivant la règle stoïcienne qui stipule de ne pas se laisser affecter par ce qui vient de l’extérieur que l’individu supprime tout événement hors de son contrôle et développe ainsi ses actions selon un seul guide, soit la raison.  </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Je ne me considère pas comme étant un kantien puisque je ne crois pas que seulement la bonne volonté peut être une fin morale acceptable. Je pense que de toujours accomplir nos actions conformément au devoir et par devoir pour qu’on soit désigné comme étant un être raisonnable, est une tâche trop ardue pour l’humain du 21e siècle. Par contre, il m’apparaît plus simple et plus avantageux de suivre la philosophie utilitariste et de rendre, quotidiennement, moins malheureux quelqu’un autour de soi.  </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Pour ma part, une de mes sources de bonheur est de réussir à rendre les gens de ma collectivité plus heureux et de cette façon, je ressens parfaitement l’effet-retour sur l’agent qui est élaboré dans la philosophie de J. Stuart Mill.  </font></p>
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